Mister PiliPili, le poulet américain à l’ivoirienne

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Si vous êtes sur la toile ivoirienne, vous avez forcément entendu parler de Mister Pilipili. Ce poulet  pané qui séduit les Ivoiriens tant par son goût que par la communication autour de lui. Que savoir sur Mister PiliPili, ce produit made in Côte d’Ivoire? Nous sommes allés à la rencontre de son concepteur…

Pourriez-vous vous présenter?

Je suis Franck-Armel TOURE, Créateur de Mister PiliPili. Franco-ivoirien. 

D’où vous est venue l’idée de ce concept ?

Au début, c’était un pari avec un ami. Après avoir tenté plusieurs façons de m’adresser à des entreprises, notamment des restaurants, je voulais leur dire qu’on peut tout réussir ou presque grâce à 2 facteurs importants: un bon produit et une bonne stratégie marketing. (ndlr: Franck-Armel TOURE est diplômé en Marketing)

Vos concurrents dans ce domaine sont des « géants ». Qu’ est-ce qui fait votre force?

D’abord je suis ravi d’être comparé à des géants, même si cela a un revers. Parce que pour une certaine frange de la population, s’attaquer à un géant fait de vous forcément un géant. Alors que Mister PiliPili c’est une petite, que dis-je une très petite entreprise pour l’instant. Même si avant tout elle était un projet dans une entreprise.

Notre force c’est d’abord du Made In Côte d’Ivoire. Ce qui nous permet d’être sur des prix qui défient toute concurrence. Ensuite c’est notre stratégie marketing de choix, celle de la proximité. Un branding qui a été pensé exprès pour les ivoiriens. Pour parler de proposition de valeur, comme répondu plus haut, c’est 100% ivoirien. En anglais on dit F.U.B. ce qui signifie littéralement: For Us By us. Pour Nous et fait Par Nous.

Une publication de Mister PiliPili qui reprend les termes d’une vidéo (postée par un internaute) qui a suscité des milliers de réactions sur Facebook, à la suite d’un challenge

Quelle est votre vision du made in Côte d’Ivoire pour les années à venir ?

Le Made In Côte d’Ivoire souffre de son propre Marketing et c’est bien là son talon d’Achille. Je pense qu’on devrait faire du benchmark. S’inspirer de ce qui se fait dans d’autres pays. Rendre les ivoiriens fiers de leurs entreprises. Ce n’est pas qu’en proclamant le « Consommons ivoirien » qu’on va y arriver, mais en rivalisant sur un terrain marketing pur et dur.