Journée internationale des droits des consommateurs : le gouvernement réitère sa volonté de protéger l’intérêt des consommateurs.

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Mesdames et Messieurs,
Chers Concitoyens,

Depuis 1983, chaque année, est célébrée dans le monde la Journée Mondiale des
Droits des Consommateurs, instituée par l’Association internationale des
Consommateurs (Consumers International).
A l’instar de la Communauté Internationale, notre pays célèbre ce 15 mars 2021
cet évènement dont le thème est : « Lutter contre la pollution plastique ».
Mesdames et Messieurs,
Chers concitoyens,
Ce thème, à la fois pertinent et d’actualité dans un monde confronté aux défis du
développement durable, traduit la nécessité d’inciter tous les acteurs,
Gouvernement, Secteur Privé et consommateurs, à fédérer leurs actions pour
lutter efficacement contre la pollution plastique.
Ce thème qui rejoint celui de l’année dernière « Le Consommateur durable »,
interpelle, une fois encore, chacun de nous, consommateurs, dans notre
responsabilité individuelle et collective pour la préservation de notre cadre de
vie et laisser aux générations futures un environnement dans lequel elles
pourront vivre en toute quiétude.
Le consommateur est invité à tenir compte de la nécessité pour lui de contribuer
de façon plus proactive à la protection de l’environnement en faisant davantage
attention à sa consommation. Son rôle indéniable dans l’atteinte des Objectifs de
Développement Durable (ODD) des Nations Unies, notamment l’objectif n°13,
est ainsi mis en exergue.

Pour en revenir au thème de cette année, il convient d’indiquer que la pollution
plastique ou la pollution par le plastique est une pollution engendrée par
l’accumulation des déchets en matière plastique dans l’environnement.
Dans le monde, environ 400 millions de tonnes de plastique sont produites
chaque année, et la production affiche un taux de croissance annuel global de
près de 8% depuis 1950. Près de 80% de ces déchets demeurent dans des sites
d’enfouissement ou sous forme de pollution dans l’environnement, dont environ
9% et 12% ont respectivement été recyclés et incinérés.
D'ici 2050, on estime qu'il y aura plus de plastique que de poissons dans les
océans. Les données statistiques indiquent que 100 000 mammifères marins et
tortues, et un million d'oiseaux de mer sont tués chaque année par la pollution
plastique marine. On estime, par ailleurs, que la quantité de plastique pénétrant
chaque année dans les océans est de 8 millions de tonnes.
Le plastique à usage unique représente 50% du plastique produit chaque année.
La moitié du plastique fabriqué depuis son invention l’a été au cours des 15
dernières années, et 40% du plastique produit l'est pour un emballage qui est jeté
après une utilisation.
En Côte d’ivoire, le plastique ou les emballages plastiques faisaient partie
intégrante de notre système de production et de consommation. Plusieurs
industries s’étaient spécialisées dans la fabrication et la commercialisation des
produits plastiques. Ces produits étaient quotidiennement utilisés pour les
besoins de consommation des ménages. Par ce circuit, le plastique finit par
s’infiltrer dans le corps humain, par ingestion, inhalation ou par contact direct.
Ainsi, de plus en plus de microfibres et microparticules plastiques sont
retrouvées dans le tissu humain et le système sanguin.
En substance, les effets sur la santé du consommateur peuvent être divers :
impacts sur le système immunitaire et le système respiratoire, perturbations
endocriniennes, baisse de la fertilité, hausse des risques de cancers, etc.
Par ailleurs, la grande majorité des emballages ou sachets contribuaient à
l’obstruction des ouvrages d’assainissement et aux inondations avec pour
conséquences de nombreuses pertes en vie humaine et concouraient à la
dégradation de l’aspect de nos villes, tout en compromettant le tourisme et le
développement économique.
Mesdames et Messieurs,
Chers concitoyens,

C’est donc conscient des conséquences de la pollution plastique, à la fois pour
l’environnement, l’économie et le bien-être des populations, que le
Gouvernement ivoirien, sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Alassane
OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire, a adopté le décret
portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation,
de la détention et de l’utilisation des sachets plastiques.
Cette mesure ne saurait, à elle seule, apporter une réponse durable à la pollution
plastique.
En effet, nous devons arriver à court terme à supprimer les emballages superflus,
difficiles ou impossibles à recycler, et à développer l’usage de systèmes
réutilisables ou rechargeables pour le transport et le stockage des produits. A
long terme, il convient de changer nos habitudes de consommation en étant des
consommateurs responsables, soucieux de la préservation de l’environnement
dans nos modes de production et de consommation.

Mesdames et Messieurs,
Chers concitoyens,
En ce jour du 15 mars qui offre l’occasion à l’ensemble des organisations de
défense des droits des consommateurs de mettre l’accent sur l’implication des
consommateurs dans la lutte contre la pollution plastique, je voudrais, une fois
encore, réitérer la ferme volonté de Son Excellence Monsieur Alassane
OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire à assurer la
protection des intérêts des consommateurs et leur bien-être, et la préservation de
notre cadre de vie.
Je reste persuadé que c’est ensemble, avec le concours des associations de
consommateurs, mais également de chaque consommateur que nous allons
continuer à améliorer le quotidien et les conditions de vie des Ivoiriennes et des
Ivoiriens, et à travailler pour garantir un environnement qui ne menace pas le
bien-être des générations présentes et futures.
Tel est, Mesdames et Messieurs, chers Concitoyens, le message du
Gouvernement à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale des
Droits des Consommateurs.
Je vous remercie.

Monsieur Souleymane DIARRASSOUBA,
Ministre du Commerce et de l’Industrie