Filière gingembre : des variétés à haut rendement identifiées pour booster la production en Côte d’Ivoire
Le jeudi 19 juin 2025, lors d’un atelier bilan sur la troisième phase du projet de recherche mené par l’Université Nangui Abrogoua (UNA), en partenariat avec le FIRCA (Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles).
Des variétés de gingembre à haut rendement ont été identifiées en Côte d’Ivoire, marquant une étape décisive pour le développement de cette filière prometteuse.
En effet, lancé en 2019, le projet vise à fournir aux producteurs des variétés performantes et des techniques agricoles améliorées afin d’augmenter les rendements. Actuellement, la production nationale de gingembre avoisine les 9 600 tonnes, avec un rendement moyen de 9 tonnes à l’hectare, bien loin des 30 à 40 tonnes/ha atteints en Chine ou aux États-Unis, comme l’a rappelé Issiaka Yaméogo du FIRCA.
Par ailleurs, sous la direction du professeur Koné Mongomaké, l’équipe de l’UNA a collecté 200 échantillons de gingembre à travers le pays. Après des analyses approfondies, 20 accessions ont montré un rendement supérieur à 20 tonnes/ha. Trois d’entre elles ont été testées sur le terrain auprès de producteurs, en vue d’une future vulgarisation.
Le gingembre représente un levier économique important, avec des prix pouvant atteindre 1 500 FCFA/kg selon les saisons. Pour Coulibaly Ali, directeur des cultures pérennes au ministère de l’Agriculture, cette culture peut générer des revenus durables pour les familles rurales si les producteurs sont bien encadrés et équipés.
Il a salué les résultats du projet, qui ouvrent la voie à une quatrième phase centrée sur le transfert des technologies et l’accompagnement des agriculteurs.
L’atelier a permis de faire le point sur les acquis, de mettre à jour le plan d’action, et de poser les bases d’une vulgarisation nationale des meilleures variétés. Le professeur Adama Bakayoko, représentant la présidente de l’UNA, a souligné que ce projet illustre parfaitement la collaboration entre recherche scientifique et besoins concrets du terrain.